Djeddah, le défi ultime du pilotage

07.03.2024

Situé sur les rives de la mer Rouge, le Circuit de la Corniche de Djeddah s’est vite imposé comme une piste réservée aux gros cœurs. Avec des pilotes à plein régime sur 70 % du tour, le tracé semi-urbain est l’un des plus rapides du calendrier. Le pole position y a été établie à 251,814 km/h de moyenne l’an dernier.

 

Avec trois vainqueurs différents lors de ses trois premières éditions, le circuit saoudien s’est forgé une réputation de théâtre pour des courses imprévisibles. Entre les vitesses élevées et les rails intransigeants, Esteban et Pierre savent que la précision, la bravoure et l’élan y sont cruciaux pour signer un bon temps.

Djeddah, le défi ultime du pilotage

Inexploitée la majeure partie de l’année, Djeddah offre de faibles niveaux d’adhérence en essais et sa piste peut rester glissante hors trajectoire tout au long du week-end. Comme à Bahreïn, le littoral plat est exposé aux rafales soudaines pouvant ramener du sable à sa surface. En outre, les températures ambiantes chutent lorsque l’action prend place après le coucher du soleil.

 

Depuis l’événement inaugural en 2021, plusieurs modifications ont été effectuées. Celles-ci comprennent notamment le repositionnement du mur intérieur entre les virages 14 et 20 afin d’améliorer la visibilité à l’horizon des pilotes, ainsi que l’ajustement de la hauteur des vibreurs.

Djeddah, le défi ultime du pilotage

Développé sur 6,174 km dans le sens antihoraire, le Circuit de la Corniche de Djeddah compte plus de virages que tout autre tracé du calendrier. Il est aussi le deuxième plus long de la saison, derrière Spa-Francorchamps. Sa configuration étroite permet aux spectateurs postés au troisième virage de profiter d’un spectaculaire double point de vue. À leur gauche, les concurrents s’attaquent au premier virage piégeux. À leur droite, les monoplaces affrontent l’enchaînement extrêmement rapide formé par les virages 22 et 23.

 

Après la première chicane, les pilotes haussent le rythme dans le premier secteur et conservent leur élan en léchant les murs, sans jamais franchir toutefois la limite des vibreurs. Après une première section sinueuse, une petite ligne droite mène au treizième virage avant que les voitures ne longent la côte dans le sens opposé.

 

Avec une légère pente et une inclinaison de 12°, vous verrez souvent des trajectoires différentes dans cette épingle tant il est essentiel d’obtenir la meilleure sortie pour les montagnes russes qui s’ensuivent. Malgré vingt-sept virages (seize à gauche, onze à droite), beaucoup sont pris à plein régime. L’emplacement de la première zone du système de réduction de la traînée (DRS) se situe entre les virages 14 et 22, où les vitesses approchent 300 km/h.

 

En arrivant au virage 22, les pilotes freineront et descendront trois rapports pour atteindre 120 km/h. Ils chercheront ensuite à revenir à pleine puissance au plus vite pour la deuxième zone DRS. Il s’agit alors de la section la plus rapide du circuit (plus de 315 km/h), où la vitesse de pointe et la gestion de l’énergie sont cruciales. L’épingle finale ramène les concurrents sur la ligne droite des stands, synonyme de troisième et dernière zone DRS du tour.

 

La quatrième épreuve de l’histoire de la F1 à Djeddah commencera plus tard cette semaine. Pierre et Esteban ont déjà hâte d’y reprendre le volant sous les projecteurs…

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